L’application des décisions de la Cour internationale de justice dans les affaires de délimitation des frontières en Afrique
Mariame Viviane NAKOULMA, Doctorante en droit public
Deuxième partie : L’application des décisions de la Cour internationale de justice relativement aux aspects procéduraux
L’article 94(1) de la Charte oblige les Etats membres des Nations Unies à se conformer à la décision de la Cour Internationale de Justice dans tout litige auquel ils sont parties. La sanction de cette obligation par le Conseil de Sécurité fait l’objet du second alinéa : « Si une partie à un litige ne satisfait pas aux obligations qui lui incombent en vertu d’un arrêt rendu par la Cour, l’autre partie peut recourir au Conseil de Sécurité, et celui-ci, s’il le juge nécessaire, peut faire des recommandations ou décider des mesures à prendre pour faire exécuter l’arrêt ». A l’époque de la C.P.J.I., l’article 13(4) du pacte de la S.D.N. contenait des dispositions quelque peu différentes[1]. Les voies d’exécution[2] des décisions de la C.I.J. seront d’abord présentées (Chapitre I). Cependant, l’existence de ces moyens n’a pas empêché des Etats africains de recourir à des instruments et mécanismes assez originaux de mise en œuvre des décisions ou des arrangements post-juridictionnels intervenus, de sorte qu’on ne saurait se garder d’évoquer la préférence des Etats africains pour les voies d’exécution négociées (Chapitre II)
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Mariame Viviane Nakoulma, L’application des décisions de la Cour internationale de justice dans les affaires de délimitation des frontières en Afrique – Partie II